C’est quoi

Millau en Jazz ?

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Toute l’équipe sur scène à l’occasion du 10e anniversaire du Festival en juillet 2001.   Photo : DR
Bref historique

Millau en Jazz est né en 1992 sur les berges du Tarn, et les quelques « allumés » qui se lancèrent dans l’aventure étaient loin d’imaginer que le festival serait 20 ans après un événement marquant de la vie culturelle Aveyronnaise. Les premières éditions furent chaotiques … mais suffisamment encourageantes pour motiver l’équipe à poursuivre l’aventure.

La liste des instants de « plaisir partagé » est loin d’être exhaustive, mais il nous est impossible d’oublier les concerts extraordinaires des : Don Pullen, Paolo Frésu, Titi Robin, Carlos Maza, Julien Lourau, Monica Passos, le Kora Jazz trio, Glenn Ferris, Romane, Hadouk trio, Omar Sosa, Yaron Herman, Roberto Fonseca, Dhafer Youssef … et bien d’autres …

Aujourd’hui et plus que jamais, Millau en jazz s’inscrit dans une dynamique culturelle territoriale et régionale par l’organisation de concerts à l’année, ainsi que des interventions en milieu scolaire afin de faire découvrir le jazz au plus grand nombre.

Au fil des années, l’association a bâti un véritable projet culturel qui a permis d’affiner l’identité du festival et de défendre les valeurs qui le caractérisent :
▪ favoriser un jazz contemporain, créatif, généreux, volontiers métissé.
▪ inviter des artistes émergents et promouvoir l’expression de nouveaux talents.
▪ établir des passerelles avec d’autres disciplines artistiques : danse, arts plastiques, cinéma ...
▪ favoriser la pratique amateur dans le cadre de stages multi-instrumentaux.
▪ mettre en place des actions de sensibilisation.
▪ préserver des moments festifs, d’échange et de partage entre les artistes et le public.
▪ renforcer l’ancrage du festival dans la ville et sur le territoire.

La charte d’un réseau

Depuis 2009, Millau en Jazz est membre de l’AFIJMA (Association des Festivals Innovants en Jazz et Musiques Actuelles). Créée en 1993, l’association regroupe aujourd’hui 35 festivals de jazz contemporain et de musiques improvisées en France et à l’étranger. Réunis autour d’une charte, ces festivals inscrivent leur programmation dans la cadre de projets culturels affirmés et de projets « citoyens » de diffusion : développement des publics, action dans les quartiers et en milieu rural, actions pédagogiques multiples, travail à l’année en dehors du festival, tarifs équitables …
L’AFIJMA est d’abord un solide réseau idéologique, un collectif de festivals « différents » qui se reconnaissent tous dans une charte commune d’objectifs et non comme un syndicat représentatif de tous les festivals de jazz français.

Plus d’info sur www.afijma.asso.fr

Un festival sur un territoire

Non content de faire vibrer la seule ville de Millau, à chaque nouvelle édition depuis 1995 le festival se répand sur tout le Parc naturel régional des Grands Causses avec Jazz en balade, ses concerts décentralisés.

Tournée générale assurée aux quatre coins du territoire ! Offices de tourisme, associations et municipalités sont autant d’acteurs qui se fédèrent sous la bannière d’une seule action pour permettre aux publics éloignés de Millau de pulser aux sons du festival dans un même élan et de retrouver, en local, une programmation haute en couleurs.
Cette décentralisation permet également de faire découvrir aux festivaliers les richesses du patrimoine naturel, historique et architectural du territoire (château, cité templière, cœur de village …). Depuis 1995, 33 villages du PNR ont été partenaires du festival.


Un festival citoyen

Engagé dans une démarche de développement durable, Millau en Jazz a mis en place un certain nombre d’actions éco-responsables. L’ensemble de ces mesures font de Millau en Jazz un acteur de l’économie sociale et solidaire.

Une dimension environnementale :
▪ collecte sélective des déchets
▪ choix du matériel de restauration (gobelets et assiettes réutilisables consignés)
▪ choix des produits alimentaires (aliments de saison, produits régionaux)
▪ éco-conception des documents de communication (papiers provenant de forêts gérées durablement, impressions labellisées Imprim’Vert)
▪ utilisation des mails (newsletters) et des réseaux sociaux (Facebook) pour faire circuler l’information

Une dimension sociale et économique :
▪ favoriser les échanges culturels
▪ rendre accessible les spectacles au plus grand nombre à travers une politique tarifaire adaptée.
▪ rémunérer les artistes équitablement
▪ respecter les droits d’auteurs
▪ favoriser un développement de l’économie locale, à travers une politique d’achats sur le territoire.